Mardi 26 mai 2009

   Petit nuage sur les collines aux verts pâturages, tu galope et dévale des cieux trainant ton ombrage.
 

   Voyageur à l’instinct grégaire autant que solitaire, naissant au dessus du grand bleu ou des géants verts, tu taillades l’azur de ton blanc rayonnant.


   Avec le temps tu te charges et parfois la tension se fait trop forte, alors ça s’agite, ça s’ébruite, à l’intérieur ça bout et tout gris tu t’ébroues.


   Rincé, tu poursuis ton chemin évanescent encore plus loin. Dans ton sillage la vie s’épanouie. Broute l’agneau, croque le lion, butine l’abeille et grignote l’asticot.


   Indifférent aux mouvements organiques tu lèches déjà de nouvelles courbes géologiques et éveille dans les yeux rêveurs des envies bucoliques.

  
Par Anthony - Publié dans : En proses, en rimes et en vers - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Lundi 4 mai 2009
C'est la fin du bout du monde ! J'ai mis le point final à cette histoire dans le week end et j'en suis heureux ! Cet univers m'a accompagné pendant 3/4 mois, c'est long pour un habitué des histoires courtes. D'ailleurs, s'en était une au départ, et puis je me suis laissé embarquer. J'ai suivi le fil, après quelques chapitres j'ai aperçu une trame se dessiner, j'ai laissé les personnages me raconter l'histoire jusqu'à son dénouement. Aujourd'hui je les laisse vivre une vie paisible sur l'île de l'oubi. Je reviendrais pour apporter des corrections, gommer les incohérences, éclaircir les zones d'ombres. Pour l'heure je pars pour de nouveaux horizons, de nouveaux personnages, de nouvelles aventures !    

J'espère que le voyage vous à plu, merci pour votre présence et vos encouragements. Si vous avez des conseils ou des suggestions de corrections, laissez un post-it sur le bureau ! 
Par Anthony - Publié dans : Le bout du monde - Communauté : Les chroniques de la meute
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Samedi 2 mai 2009


De l'autre côté de la vitre d'une petite maison sur le port, une femme allumait des bougies. Dans un coin de la pièce un nourrisson dormait à poings fermés. Sur la table la jeune femme avait embrasée du charbon et y jetait des plantes, de l'encens et des larmes. Assise sur sa chaise, elle joignit les mains, ferma les yeux pour se concentrer sur l'invocation. Dehors la nuit était calme, les bateaux étaient sortis depuis peu, ils reviendraient dans quatre ou cinq mois, si la mer la voulait bien. Dans les maisons voisines, les autres femmes étaient seules avec la marmaille. Les jeunes garçons, gonflés d'orgueil étaient les maitres intérimaires des foyers, pourtant, dans la nuit ils dormaient à la manière des enfants, roulés en boule sous les couvertures. Dans la maison aux bougies, la femme pleurait silencieusement, le sort était jeté, elle souffla les bougies, rassembla ses effets, s'attacha le bébé sur le dos et sortit. Préférant quitter son village de nuit, elle s'éloignait lentement. Elle jeta un dernier regard en arrière vers ceux qui l'avait rejetée. L'ombre rancunière d'une femme blessée s'évanouit dans la nuit.  
Par Anthony - Publié dans : Le bout du monde - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 30 avril 2009
"L'Aimable Sophie", énorme trois mâts armé à la pêche arriva sur les bancs de Terre Neuve après trois semaines de naviguation. La traversée se déroula sans encombres et dans les conditions de la grande époque des morutiers. Pour les quelques marins aguerris composant l'équipage elle fut pénible. Ils étaient habitués des moyens de naviguation moderne, embarquer sur une antiquité inconfortable semblait une punition. Pour les autres, le gros des troupes, c'était l'aventure de leur vie. Historiens, étudiants, retraités, ils suivaient les traces de leur aïeux. La difficulté était leur manière de transcender leur vie, un tribu à payer aux ancêtres, l'affirmation de leur virilité, un chemin vers l'illumination. 

Simon avait débarqué là par hasard. en l'espace d'un mois sa vie avait basculée dans l'inconnu. Il était riche et embarqué vers les lieux de perdition de ces ancêtres. Il avait considérablement reduit ses phases de sommeil, et celui ci était passé d'un statut de loisir à celui de repos. Le mal de mer l'avait un peu agité au départ et puis le temps faisant, il s'y était fait. En revanche l'étrange sensation d'être sous surveillance ne l'avait pas quitté. Le Nerrant était devenu plus distant, il prenait l'expédition au sérieux, de lui dépendait la réussite. Ses fonctions de commandant lui laissaient peu de temps pour le jeune mousse. Pourtant quand quand ils furent enfin arrivés à destination, c'est lui qu'il vint trouvé en premier.

La pêche fut longtemps pratiquée à bord des chaloupes. Après la grand traversée, le bateau dérivait avec le banc de morue et les marins descendaient dans les petites embarcations  pour mouiller des lignes de fonds parées de centaines d'hameçons. Cette technique était dangereuse et quelques chaloupe ne revenaient pas. Les jours de brumes, le chemin du retour était parfois bien difficile à retrouver et semer des cailloux sur l'eau n'est pas aisé.

Ce jour là était dégagé, Le Nerrant avait jugé le danger minime. Il voulait être le premier à descendre, il prit Simon avec lui. Ils s'éloignèrent à la force de leurs bras et commencèrent à jeter les lignes. 

- C'était le boulot de nos ancêtres petit, de nos ancêtres communs.
- Ouais, ils en ont chier les bougres.
- Nos ancêtres communs...
- Hein ?
- On est de la même famille mon gars.
- Non ?! Pourquoi tu m'a rien dit avant ? c'est génail ça !
- Ton arrière grand père est mon grand père. Ahahah ! Mais j'suis pas ton père me regarde pas comme ça ! Non, ton arrière grand père avait la vie dure, comme tout les hommes à cette époque. Quand il rentrait au port sa seule femme ne lui suffisait pas toujours. 
- Tu veut dire que...
- C'était pas un héro, il à mis enceinte ma grand mère, et j'ai débarqué plus tard.
- Tu es une sorte d'oncle alors, un grand oncle ? 'Tin j'ai de la famille maintenant !
- T'emballe pas, la famille c'est plus que du sang. Forcément il nié être le père, ma grand mère c'est retrouvée seule, fille mère. Tu sais ce que ça voulait dire à l'époque ?!

Le ton montait d'un cran, Le Nerrant avait cessé de jetter les lignes à l'eau, sur l'horizon, des nuages s'avançait doucement en glissant sur la mer d'huile. 

- J'suis désolé Le Nerrant...
- Ma grand mère à dû s'enfuir, avec un gamin sous le bras. Fille mère, tu parle, aucun homme ne voulait d'elle ! A si pour la baiser, là il y avait du monde, mais pour l'aimer il n'y avait plus personne !
- Le Ner..
- Tais toi ! Ecoute moi bien, avant de partir pour le bordel à Quimper, une nuit, alors que les bateaux étaient partis, elle à allumée des bougies. Tu connais la magie des simples petit ?! Elle a maudit tout les hommes de ta famille. Si c'était pas la mer qui les prenaient, le destin trouverait un chemin, ton père n'y a pas coupé !
- Le Nerrant tu me fous les j'tons, j'ai rien à voir là dedans moi !
- Oh que si gamin ! T'es la dernière génération, sans descendance ta famille peu s'éteindre, la malédiction aussi et moi avec.

Pendant ce temps la brume les avait rejoint, elle les avait engloutit sans criée gare, en quelques minutes. Le trois mâts avait disparut derrière l'épais rideau. Le chemin du retour serait difficile à retrouvé.

- N'imagine pas que tu pourra t'en sortir, cette brume est épaisse, quand elle tombe sur toi ça peu durer plusieurs jours. On va crever ici, et l'histoire sera finie.

Que dire à un être dement, Le Nerrant avait changé de visage. Simon le savait bien, lutter contre lui ne servirait à rien. Ils dérivèrent longtemps, la brume ne se leva pas, comme le vieux l'avait prédit. Ils restèrent tous les deux, le bourreau et sa victime à bord de la même chaloupe. Face à face. C'est peut être les années de Simon passées dans les rêves qui le sauvèrent, peut être son détachement naturel vis à vis du monde. Toujours est-il qu'après plusieurs jours sans s'adresser la parole, Simon pardonna au vieux fou. Peu après la brume s'ouvrit sur une ïle, la suite appartient à la légende. 
Par Anthony - Publié dans : Le bout du monde - Communauté : Ecriture et culture
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Mardi 28 avril 2009
Serge Gainsbourg nous a quitté ! A froid comme ça, c'est moins émouvant qu'au lendemain de la nouvelle et je sais bien qu'en général les hommages sont rendus dans la foulée du dernier soupir. Oui en général, mais voilà, mon trépassé à moi est passé de l'autre côté avant que j'ai pu prendre la mesure du génie. 

Je me rappelle l'année de sa mort, on est dans la voiture, sur la route des vacances avec mes parents. A la radio, on cause de l'affreux jojo, il est parti depuis quelques mois, mais il fait toujours causer le zouave. On s'arrête pour soulager la nature comme dirait l'autre, et là, dans un champ au beau milieu des montagnes Pyrénéennes, je tombe nez à nez avec un boitier de cassette de l'artiste. Elle est à moitié enterrée, brisée, maculée de terre. Je fais cette découverte accroupi, le froc baissé, l'image reste gravée. Toujours en position basse, je gratte autour du trésor, le déterre et analyse l'objet. Je me rappelle aussi qu'il y avait des mûres dans les ronces à côté, mais ça c'est une autre histoire. Sur la couverture la tête d'un vieux cocker clopant et ridé m'apparaît. A l'époque j'étais fasciné par la "Dance music", le poinçonneur et la javanaise sonnaient dans la radio du coiffeur, pas folichon en somme. J'ai demandé à mes parents qui était cet illustre inconnu : "c'est celui dont on parle à la radio, il est mort en mars", reponse du bambin : "et c'est bien ? Sa musique ?" à quoi le père rétorque aussi sec "non, j'aime pas ce gars." Et v'lan, dans les dents. J'ai pas approché le Serge avant plusieurs années. C'est con, on est influençable quand on est gamin.

Les années se sont écoulées, comme de la musique de merde dans mes oreilles adolescentes. Et puis, v'là t'y pas que je tombe sur une biographie dans les étagères clairsemées de mon premier grand amour. Avec le recul je me dis que sans cet épisode, la belle aurait eu toutes les raisons de finir dans les limbes de l'oubli. Ceci dit, cet été là j'ai rencontré Dieu. C'est comme cela qu'il s'est imposé à moi à la fin de la lecture. Un génie rebel, qui a su prendre une belle revanche sur la vie et qui malgré les coups est devenu champion du monde par KO. Après tout ce temps j'ai toujours pas fait le tour de la planète Gainsbourg et de ses satellites Gainsbarriens. Merci vieux dégueulasse.
Par Anthony - Publié dans : Chroniques - Communauté : L'âme du poète
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- Autopsie de la mouche -

  • : La mouche est un insecte domestique. Sa tête en mouvement et sa vision à 360° la rend insaisissable. Elle peut être prédatrice, opportuniste, agaçante. Dans nos poubelles elle trouve son bonheur, dans nos déchets sa matière première. Parfois elle laisse ses traces, pour nous rappeler sa présence quotidienne. Avec l'aimable participation picturale d'Adeline (a2-line.over-blog.com)
  • : 28/01/2009

- Mes fautes d'orthograve -

J'en fait beaucoup, mes pattes de mouches tentent de les dissimulées du mieux qu'elles peuvent... Malheureusement Times new roman n'en fait pas de même. 
Je les corrige le plus souvent, mais certaines sont coriaces. Si vous en voyez et qu'elles vous abîment les yeux n'hésiter pas à me faire remonter l'information.
Merci camarades ! 

...

- Traces de passages -

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