Le bout du monde - 3 -

Publié le par Anthony

Il s'éveilla brusquement, le sang battant ces tempes. La sueur sur son corps le fit frissonner. Il s'habilla d'un pull et descendit les escaliers. A taton il trouva l'interrupteur et le placard ou il rangeait les verres. Il se servit de l'eau et bu par petite gorgées. L'eau le rassurait maintenant, il ya quelques instants elle menaçait sa vie.

Il ne se rappellait pas avoir déjà rêvé de naufrage. Il décida donc de consigner les faits. Il tira son carnet du tiroir de la table et chercha un stylo parmis les couverts. Il pouvait entreprendre le cheminement à rebours à la recherche de l'origine de ce rêve.

De l'eau partout, une tempête, la pêche, des marins, le soleil qui décline... Une femme.

Tout semblait débuter par le visage fermé de cette femme. Il lui avait dit au-revoir, un baiser, une caresse qui se voulait rassurante. Il avait ensuite détaché la dernière amarre et sauté à bord. On avait hissé les voiles, le bateau sortait du port, laissant dernière lui la terre ferme et le groupe de femmes rassemblées au bout du quai.

Les détails de la pêche, la sensation des filets humides, les muscles bandés sous les embruns salés. Tout lui revenait parfaitement. On avait déjà remontés les filets de la veille quand le ciel c'était obscurci a l'horizon. Dans la lumière du soleil levant, l'ambiance se faisait magique, quelque peu apocalyptique. Le capitaine avait jeté ces ordres, on descendit la voile, on fixa ce qui pouvait l'être, et puis le vent se leva. Les premières grosses gouttes s'écrasèrent, et l'instant d'après la nuit tomba sur eux. Tout autour des murs d'eau se dressaient, son corps réagissait par reflexe, des gestes assurés au milieu du chaos d'eau. La suite se fait plus floue, mélange d'eau et de cris étouffés, le navire avait fini par explosé, et il c'était retrouvé accroché sur un débris, flottant à la dérive.

La vue de l'aube avait dû le tirer hors du sommeil. Maintenant le jour se levait sur la ville. Une nuit bien agitée, toutefois une certaine satisfaction l'envahissait. Il aimait cette vie parallèle que lui fournissait les mondes oniriques. Aujourd'hui il rejoindrait son travail avec l'odeur des embruns, avec une part de son pays d'origine dans un coin de la tête. Peut être prendrait t-il ces prochaines vacances dans les côtes d'armor cette année.

Publié dans Le bout du monde

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Anthony 25/03/2009 10:07

J'me suis permis une petite modification. Juste un mot qui ne change pas tout mais réequilibre la suite à venir...

Charles 23/03/2009 16:30

suspense suspense!

Charles 23/03/2009 05:07

Allez allez! On en veut d'autres! Produit! Publie! ;)

Anthony 23/03/2009 11:16



Ah ba c'est facile pour toi !

Cette semaine, promis, il y aura du nouveau...